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Soucieuse de resserrer les liens entre les différentes sphères et acteurs de l'art, la YIA Art Fair propose un cycle de tables rondes du vendredi 21 au dimanche 23 octobre 2016, autour d'enjeux relatifs à la pensée et à l'esthétique contemporaine.

Ces talks seront dynamisés et mis en scène avec la participation complice du collectif interdisciplinaire Kom.Post. Ce groupe de recherche, animé par Laurie Bellanca et Camille Louis, invente des dispositifs artistiques qui complexifient la tendance contemporaine du “tout participatif“ en interrogeant et bouleversant la triade réception / contribution / création pour la rendre à son potentiel de pluralisation des voix, caractéristique de l’expérience artistique.

Les discutions seront ainsi ponctuées d’images, de vidéos et de prises de paroles libres... Toutes les tables rondes sont en accès libre dans la limite des places disponibles.

Adresse : Auditorium du Carreau du Temple
2, Rue Perrée – 75003 Paris
Vendredi 21 octobre 2016
Auditorium du Carreau du Temple,
de 14h00 à 18h00

Géoesthétiques : quels regards sur la scène artistique émergente en Afrique ?

Des Biennales de Marrakech, Dak’art ou Kampala aux Rencontres de Bamako, du Lagos Photo Festival aux Foires 1:54 ou AKAA (Also Known As Africa), en passant par les focus des Rencontres d’Arles, de Paris Art Fair ou de la Fondation Louis Vuitton avec la collection Pigozzi en 2017, la création du continent africain bénéficie d'une reconnaissance accrue et d’une surenchère médiatique. Si ces démarches visent à défendre, diffuser et renouveler la perception de la création contemporaine en Afrique, braquer les projeteurs ne doit pas signifier un nouveau braquage dont la France ou les pays occidentaux seraient une fois de plus les impérialistes. Entre « label » aguicheur, spéculation et réalité économique de la côte des artistes, le mal nommé « art africain » serait-il vraiment un nouvel or noir du marché de l’art ? Quel contexte géopolitique, historique et économique justifie cet engouement ? Assiste-t-on à une prise de conscience « géoesthétique » d’un nouvel ordre né d’un plan géopolitique plus global ?

Panel 1 – Paroles aux artistes
Nidhal Chamekh, né en 1985 à Dahmani (Tunisie), il vit et travaille à Paris.
Mounir Fatmi, né en 1970 à Tanger (Maroc), il vit et travaille entre Paris, Lille et Tanger.
Barthélémy Toguo, né en 1967 au Cameroun, il vit et travaille entre Paris et Bandjoun (Cameroun)

Panel 2 - Acteurs du monde de l’art
Omar Barrada, écrivain, curateur, directeur de Dar al-Ma'mûn à Marrakech (Maroc)
Victoria Mann, directrice du salon AKAA (Also known as Africa)
Meryem Sebti, co-fondatrice, directrice de la publication et rédactrice en chef du magazine d'art contemporain Diptyk (Maroc)
Le Peuple qui manque (Kantuta Quirós & Aliocha Imhoff), curateurs, théoriciens de l'art, fondateurs de la plateforme curatoriale le peuple qui manque

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Samedi 22 octobre
Auditorium du Carreau du Temple,
de 14h00 à 18h00

Économie et Valeur de l’art

Panel 1 – La valeur de l’art
Le marché de l’art a contribué à l’accroissement du rôle des collectionneurs non seulement dans l’appréciation, mais également dans l’évaluation des œuvres au détriment parfois des instances institutionnelles ou des critiques d’art. Si la valeur est un dispositif de justification du prix, elle n’en demeure pas moins d’abord un objet de croyances ayant des effets réels. C’est pourquoi elle doit être construite socialement. Reflet d’une réalité, mémoire d’un monde tournée vers la préservation de son passé, que révèle la manie de la collection sur le devenir de l’art contemporain, sa valeur, son prix ?
Patrice Maniglier, philosophe, maître de conférences à l’université Paris-Ouest Nanterre La Défense
Emanuele Coccia, philosophe, maître de conférences à l’EHESS

Panel 2 - Économie Solidaire de l'Art
Économie Solidaire de l’Art est un groupe de réflexion visant l’amélioration des conditions économiques des artistes et professionnels de l’art, suivi par près de 10 000 personnes sur Facebook. À l’occasion de cette rencontre, il présentera notamment un projet de Charte destiné à l’ensemble des acteurs de la filière. (www.economiesolidairedelart.net)
Thierry Fournier et Carole Douillard, Cofondateurs d'Économie Solidaire de l'Art

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Dimanche 23 octobre
Auditorium du Carrea
u du Temple,
de 14h00 à 18h00

Imaginaires Techniques

Panel 1 - Art & Accélération
Dès sa publication en 2013, le Manifeste pour une politique accélérationniste de Nick Srnicek et Alex Williams suscite un élan d’espoirs et de renouveaux conceptuels dans de nombreux domaines, allant de l’écologie au féminisme, de la politique à la révolution. Le désir de faire advenir un nouveau monde, face au climat de désaffection ambiant, semble dessiner la carte d’un nouvel activisme. En quoi les artistes, designers et autres hackers peuvent-ils devenir les acteurs privilégiés de ces mutations ? Pourquoi accélérer l'accélération du quotidien ?
Xavier Antin, artiste
Ingrid Luquet-Gad, critique d’art (Artpress, Les Inrockuptibles et i-D magazine)
Camille Louis, philosophe
Laurent de Sutter, écrivain, professeur de droit et directeur de la collection « perspectives critiques » aux éditions PUF

Panel 2 -  Mémoire du futur
Les mémoires existentielles sont devenues l’une des ressources majeures du capitalisme tardif. Au moment où les images, les idées et les affects deviennent la matière première de l’économie numérique, les traces laissées par les internautes participent à la construction symbolique des imaginaires de demain. Autrefois réservé à l’Art, anonymes et entreprises modélisent désormais les mémoires du futur. Les œuvres d’art sont-elles les vestiges d’une disparition à venir dont nous devenons les impossibles témoins ? Comment réinjecter de l’imprévisible dans les algorithmes et se prémunir d’un monde programmé, où la fiction aurait été refoulée ?
Alexandre Cadain, co-directeur du programme post-digital, ENS ULM
Grégory Chatonsky, artiste et théoricien de l'art